Les politiques commencent à se mêler de l'affaire de l'arrêt de la production de disques physiques à partir de 2028 chez PlayStation. Les déclarations sont claires.
La décision de Sony de ne plus prendre en charge le format physique à compter de 2028 sur les consoles PlayStation fait décidément beaucoup de bruit. Après les personnalités de l'industrie, c'est au tour des politiciens de donner leur avis sur le sujet. Une membre de la Chambre des députés, ainsi qu'un sénateur mexicains ont donné leur avis sur la question via leurs réseaux sociaux.
Même les politiques réagissent à la décision de PlayStation sur le physique
En France, Jean-Luc Mélenchon avait très tôt réagi sur le sujet. Cette fois, c'est au tour d'Iraís Reyes, députée fédérale du Mexique, et de son compatriote Luis Donaldo Colosio, sénateur de fonction, de prendre la parole sur le sujet. Dans post collaboratif sur leur compte Instagram respectif, ils partagent leur indignation :
Nous portons plainte contre Sony auprès de la Commission nationale de la concurrence.
À partir de 2028, PlayStation cessera de produire des jeux sur support physique. Son store en ligne deviendra l'unique point de distribution au Mexique : Sony fixera les prix et imposera ses conditions, sans possibilité de revente, de prêt ou d’échange.
Or, ce que vous achetez en dématérialisé ne vous appartient pas : ce n'est qu'une licence qui peut vous être retirée. Cela s’est déjà produit en Europe en 2022, cela se produit actuellement avec plus de 500 films, et cela se produira avec les bibliothèques PS3 et PS Vita.
Vous payez le prix d’un propriétaire. On vous accorde les droits d’un locataire.
Que peut changer une plainte contre Sony ?
Reyes et Colosio s'associent pour porter plainte contre Sony et PlayStation. Jusqu'ici, les joueuses et joueurs avaient lancé des pétitions, espérant que les choses puissent bouger. Mais cela avait peu de chance d'aboutir. Cette fois, ce sont des politiques qui s'en mêlent. Cela ne garantit certes pas des résultats, ainsi qu'un membre de la Commission européenne l'avait souligné il y a un mois. Toutefois, ce pourrait être un début pour obtenir des droits plus avantageux sur le numérique.
Car, ce que pointe précisément le post des deux politiciens mexicains, ce sont les droits de propriété appliqués aux jeux dématérialisés et leur prix. Puisqu'on ne fait ‘que’ louer une licence d'utilisation en achetant un jeu sur le PlayStation Store, cela implique qu'on ne le possède pas. Or, les droits des consommateurs sur le numérique pourraient être renforcés. Par exemple, plusieurs éléments sont discutés depuis des années du côté du marché PC :
- Ajout d'une identification qui renforcerait la notion de propriété sur le numérique
- Droit de revendre un jeu vidéo dématérialisé
- Possibilité de prêter sa copie numérique (déjà en place chez Nintendo)
Source : Iraís Reyes et Luis Donaldo Colosio sur Instagram.